QUELQUES ELEMENTS DE COURS
Problématique:
* La musique de danse a toujours existé, mais elle ne fut écrite qu'au 16e siècle, l'imprimerie musicale nouvellement
inventée permit son essor et son succès au XVIe siècle.
* Le formidable développement des
instruments à la Renaissance contribua au succès de la musique de danse.
* Le rythme est l'élément le
plus important. C'est lui qui différencie les styles de danses. A partir de là
on distingue:
- les danses lentes des danses
rapides
- les danses ternaires (à 3
temps) des danses binaires (à 2 temps)
I - Moyen-Age (VIIIe
- XVe)
* La musique instrumentale était surtout pratiquée par des Jongleurs, musiciens populaires souvent d’origine modeste qui jouaient de la flûte, la vièle à roue, rebec, cornet, psaltérion. Les Ménestrels sont des jongleurs de condition plus élevée, d’où leur accès aux châteaux. Les instruments étaient présents pendant les cérémonies de la vie féodale (adoubement, chasse, tournois, défilés, vie au château).
* On ne connaît seulement des pièces de danses datant de la fin du XIIIe et après. Ceci étant, les œuvres vocales pouvaient se jouer aussi sur la vièle, l’orgue, la harpe et la flûte, mais les effets de virtuosité sont réservés aux instruments: les ritournelles précédant le chant des trouvères et des troubadours se jouaient souvent à la harpe, au luth ou à la vièle à archet.
* On ne connaît pas les compositeurs des danses au Moyen-Age. Elles sont
anonymes et ne sont pas notées (à cette époque)
* On retiendra ces différentes
danses: Satarellos, Estampies, trotto
qui sont toutes des danses vives et rapides.
Saltarello: Danse vive apparue au XIVe en Italie. A l’origine de rythme binaire ou ternaire. En France on la nomme Tordion dans certains recueils. Cette danse disparaît définitivement vers 1600.
II - Renaissance (XVIe)
* Contrairement à la musique vocale polyphonique, déjà d'un passé historique de plus de cinq siècles, la musique instrumentale au milieu du XVIe sort à peine de sa préhistoire, sa diffusion écrite n'en n'est qu'à ses débuts. C'est que la pratique des instruments, longtemps demeurée le domaine exclusif de la corporation des ménétriers, tend à entrer progressivement dans les habitudes.
* Au XVIe siècle, de nombreuses danses apparaissent: la Branle, le Tourdion, le Passe-pied, le Riguaudon, la Bourrée, l’Allemande, la Gaillarde, la Pavane, la Courante, la Gigue, la Volte.
* Deux dates clefs à retenir:
1 - 1er recueil de suites: «suyttes de bransles» dans le Septiemme livre de danceries d'Estienne du Tertre 1557
2 - un traité de danse: «L’orchésographie» de Toinot d’Arbeau datée de 1589 où les pas de danse sont notés. Dans ce recueil, on dit que «la danse est structurée avec précision: des figures répétitives, souvent symétriques induisent une organisation musicale faite de phrases structurées selon un nombre de mesures précis, symétriques, d'égales durées, donnant souvent lieu à des reprises. La symétrie des mouvements des pieds induit un certain nombre de temps musicaux, répartis en mesures» MP Le Borgne
Exemple: Œuvres: Musicque de Joye (vers 1550). Ce recueil est édité à Lyon et porte
l'influence conjointe de l'Italie et de
Bassedance 5 sur la chanson Hellas Amy:
Tordion
8 (anonyme):
Pauane 11 sur la chanson
Branle
de Bourgogne 17 de Gervaise:
* Puis on prend alors pour habitude dans les divertissements de les grouper en faisant alterner les danses vives et les danses lentes. Ce procédé donnera naissance à la fin du XVIe au Ballet de cour et surtout à la Suite de danses. Cette dernière deviendra la forme de musique purement instrumentale la plus répandue jusque vers 1750.
III - Période Baroque
(1600-1750)
The english
dancing master 1651 John Playford
a) danse dans les opéras (Lully)
Avec l'apparition de la monodie accompagnée nait l'Opéra dans lequel on trouve des suites de danses et des ballets.
b) danse instrumentale
France: Couperin: les nations, concerts royaux, apothéoses
D'anglebert
* Les danses sont organisées en suites
et deviennent purement instrumentales, c'est à dire que ce n'est plus de
la musique pour danser.
* Elles se différencient par leur rythme
et leur tempo. Leur intérêt réside dans leur différence de caractère.
* Elles adoptent le plus souvent la
forme binaire à reprises AABB.
Voici les pièces le plus souvent
rencontrées:
Prélude: débute une suite et introduit les autres pièces.
De forme libre, il n’a pas d’origine chorégraphique.
Allemande: rapide à 4/4
Courante: rapide à 3/4
Gavotte: rapide à 2/2
Bourrée: rapide à 2/2
Sarabande: lente à 3/4 dont le deuxième est marqué.
Menuet: 3/4, rapide. Souvent intercalé d’un deuxième
menuet
Sicilienne: 6/8, connue pour son rythme caractéristique
croche pointée - double croche - croche
Gigue: Assez rapide, ternaire, et toujours
placée à la fin d’une suite.
La suite est délaissée au XVIIIè au profit de
la sonate. Cependant les éléments de la suite demeurent dans la nouvelle
forme musicale : l’alternance des mouvements lents et rapides ; un
troisième mouvement basé sur le menuet et un 4è qui adopte la forme rondo, elle
aussi basée sur la danse, avec alternance de couplets et refrains.
1) Déclin de la musique de danse.
Seul subsiste le menuet dans la symphonie classique.
2) Danse typique du 19e: La valse
(Chopin, Strauss), toujours à 3 temps dont le 1er est fort.
MENUET: Ancienne
danse à 3 temps devenue le 3e mouvement des quatuors ou des
symphonies jusqu’en 1800 environ. Forme AABB - Trio Trio1 Trio2 Trio2 - AB Ex: Quintette « La Truite » de
F.Schubert (1797-1828), 3e mouvement. Parler aussi du Scherzo.
V - Le XIXe siècle
Danse de salon, on revient
Deutsche (1821-24), Menuets (1813-16), Valses, Ländler (1816-24), Ecossaises (1815-24) de Schubert centaine
Valses de Chopin
écoute mazurka "polonaise"
Valses de Strauss
écoute
Habanera dans Bizet
Sicilienne de Fauré
Au XIXè et XXè, on trouve des suites issues de musique d’opéra ou de ballets ou de musique de scène. ex: la suite de l’Arlésienne de Bizet, qui comprend une farandole ; la suite de PéIléas et Mélisande de Gabriel Fauré contient entre autre une Sicilienne. celle de Peer Gynt de Grieg comprend la danse d’Anitra ; autres ex de suites : Ravel, suite de Daphnis et Chloe; Stravinsky, suite de l’Oiseau de feu.
Suites pour piano : Ravel : le tombeau de Couperin de 1917 ; Debussy : petite suite ; Schoenberg : suite opus 19, Suite opus 25 (écrite en 1925)
Suites pour orchestre: Roussel,
Suite en Fa. Milhaud, Suite provençale. Jolivet, Suite Delphique.
VI - Le XXe
Suite de Schonberg Op.25
Suite Bergamasque de Debussy 1890
Prélude, Menuet, Clair de lune, Passepied
Prélude:
Menuet
D garde une libre inspiration de cette pièce traditionellement à 3 temps
Clair de lune: Exception dans cette suite de
danses. Preuve de la liberté que D prend avec la suite. C'est le mouvement lent
de la pièce.
Passepied:
Boléro de Ravel